Choisir la bonne licence pour réussir le concours véto

Un chiffre suffit à mesurer l’attrait du métier : chaque année, plusieurs milliers de candidats se lancent dans la course pour entrer dans les écoles vétérinaires françaises. La sélection, elle, ne laisse pas de place à l’improvisation. Le vétérinaire soigne, opère, conseille, parfois même invente des solutions pour le bien-être animal. En ville, il oscille entre consultations pour chiens, chats, oiseaux, et urgences qui ne préviennent jamais. À la campagne, le décor change : chevaux, vaches, porcs, volailles rythment le quotidien. Ce professionnel manie aussi bien le stéthoscope que le bistouri, jongle entre radiologie, chirurgie, et parfois même la conception de médicaments ou d’aliments. La polyvalence, ici, n’est pas un mot creux.

Avant de se lancer, mieux vaut comprendre le parcours à prévoir. Voici ce qu’il faut savoir sur les concours d’entrée en école vétérinaire et les différentes voies possibles :

  • Les concours d’accès aux écoles vétérinaires françaises
    • Les établissements de référence et les cursus préparatoires qui ouvrent la voie
    • Le déroulement précis de ces concours

Les différents types de concours pour l’admission aux écoles vétérinaires

Entrer dans une école vétérinaire ne s’improvise pas. Plusieurs concours balisent l’accès, chacun adapté aux profils et aux parcours. Il existe le concours ENV voie A pour les étudiants issus de CPGE BCPST, la voie TB pour les classes préparatoires technologiques, le concours ENV voie B après une licence ou une licence professionnelle, des concours spécifiques pour les détenteurs de BTS, BTSA ou DUT, sans oublier la voie D destinée aux titulaires d’un doctorat. Enfin, la voie E concerne les candidats inscrits en première année à l’ENS Cachan ou Lyon. Toutes ces voies ont leurs propres codes, exigences et épreuves.

Les écoles vétérinaires françaises et les parcours préparatoires

Difficile de parler de la formation vétérinaire sans évoquer les écoles qui incarnent le sommet de cette filière. Alfort, Lyon (VetAgro Sup), Nantes (ONIRIS) et Toulouse : quatre écoles nationales aux portes rigoureusement gardées. Chaque année, elles sélectionnent une poignée de nouveaux venus, repérés pour leur motivation et leur préparation. Beaucoup visent ces écoles en passant par les classes préparatoires scientifiques. Les lycées Henri IV, Fénelon, Saint Louis, Chaptal, Pierre Gilles de Gennes, École Saint Hilaire, Jean Baptiste Say, Hoche ou encore Sainte Geneviève sont parmi les plus fréquentés par les candidats. Ces établissements ont, au fil du temps, forgé plusieurs générations d’aspirants vétérinaires, tous portés par leur ambition.

Le déroulement des concours

Chaque année, le calendrier ne dévie pas : concours au printemps, préparation dès la rentrée de septembre. Les épreuves varient d’une voie à l’autre. Prenons la voie A : les candidats y sont attendus sur de la mathématique, de la chimie-physique, de la biologie, de l’informatique, et du français. Sur la voie B, l’accent porte davantage sur la chimie générale et organique. Les sujets changent, mais le niveau d’exigence reste aligné d’un concours à l’autre. Une fois les épreuves passées, les listes d’admission sont publiées, dévoilant le nom de celles et ceux qui franchiront l’étape suivante. Ce moment suspendu, où tout se joue sur quelques résultats, marque un tournant décisif dans le parcours de chaque candidat.

Saisir le métier, c’est aussi mesurer l’impact d’un premier choix universitaire. La licence n’est pas une simple case à cocher, mais déjà une trajectoire. Selon les options et les concours retenus, chacun façonne étape après étape sa propre voie vers la blouse blanche, entre détermination, persévérance et passion animale.