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L’histoire de la rampe

Une rampe est une sorte de balustrade à hauteur d’appui qui suit l’ascension de l’escalier. La rampe peut être de pierre, de bois ou de métal et son ornementation est d’autant plus ajoutée que la matière est dure. Les rampes de pierres restent cependant plus massives que celles de bois car des découpures trop abondantes compromettraient sa solidité. D’ailleurs, aujourd’hui acheter une rampe de chargement est devenu de plus en plus une nécessité surtout pour le déplacement de bagages lourds ou de voitures entre autres.

L’origine de la rampe

Le moyen âge avec ses escaliers étroits le plus souvent enfermés dans les tourelles, avaient le mur même pour remplacer la rampe. Avec le 18ème siècle, ces petites arcades sont ogivales et portent en leurs tympans de petites découpures en trèfles ou en quatre-feuilles. Le 15ème siècle voit arriver les découpures ou ondulations de flammes contournées auxquelles le gothique flamboyant doit son nom. Les rampes en bois du 16ème siècle affectent toutes les caractéristiques ornementales du styles de la renaissance. Personnage mythologique ou fantastique mascarons grimaçants, rinceaux, fleurs, devises, balustres font des rampes sculptées de cette époque un véritable monde vivant et grouillant. La serrurerie au 17 et 18ème siècle, à forge de belles rampes d’une allure sévère à rinceaux largement déroulés, formant des motifs décoratifs interrompus de distance en distance par des panneaux plus étroits formant arrêts.

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La rampe d’appui

On parle de rampes dans plusieurs domaines, pour chacune de ces illustrations données, l’utilité de la rampe diffère d’un secteur à l’autre. Si l’on parle de rampe d’appui, celles-ci est un élément de sécurité appelé garde-corps, que comporte, du côté du vide ou en son centre un escalier et qui porte une main courante facilitant le déplacement. Elle est posée sur le limon ou fixée sur sa face externe par un col de cygne, ou encore directement sur les marches, notamment lorsque la rampe est au centre de l’escalier. Au point le plus bas, le départ de rampe est l’élément souvent orné, où la rampe commence. La ligne de foulée est la trajectoire parallèle à la rampe commence. La ligne de foulée est la trajectoire parallèle à la rampe d’appui que suit en principe toute personne utilisant l’escalier et qui est utilisée pour le calcul des marches. Il existe plusieurs styles de rampes, car on distingue la rampe à l’anglaise, celle à la française, celle lisse et celle à panneaux.

L’évolution de la rampe à travers les époques

Si la rampe d’appui est devenue un élément indispensable dans nos escaliers modernisés, elle a toutefois subi une évolution à travers les siècles. Au temps des Romains, on utilisait déjà des rampes pour accéder aux gradins. L’histoire montre que les premières rampes remonteraient au Moyen Âge et étaient principalement en bois. Ce n’est qu’à la Renaissance que le métal a commencé à être utilisé pour concevoir ces structures.

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Au XVIIIe siècle, avec l’avènement du style rococo, les garde-corps en fer forgé prenaient place sur les balcons et terrasses de nos châteaux afin de se conformer aux codes esthétiques prévalant à cette époque. Dans le courant du XIXe siècle, avec la révolution industrielle et la fabrication plus aisée des métaux tels que l’acier ou encore l’aluminium, qui sont aujourd’hui très employés dans la réalisation de rampes modernes.

Il faut noter que ce n’est pas seulement leur apparence visuelle qui a changé au fil du temps, mais aussi leur fonctionnalité. Les normes sécuritaires ont obligé certains pays, comme par exemple ceux européens, à adopter depuis quelques années maintenant trois types apparents de garde-corps différents : le garde-corps à remplissage plein (aussi appelé ‘rambarde’), celui ajouré fait uniquement d’éléments verticaux, ainsi que celui dont les éléments sont inclinés vers l’intérieur entre deux barres horizontales supérieures fixes.

Si la présence d’une rampe était jadis considérée comme un luxe réservé aux personnes aisées, elle est aujourd’hui indispensable pour tous les types de bâtiments publics, notamment ceux ouverts au grand public comme les centres commerciaux, les musées et même dans nos lieux de travail.

Les différents types de rampes et leurs usages actuels

Aujourd’hui, il existe différents types de rampes, chacune adaptée à un usage spécifique. Le premier type est la rampe d’appui simple qui se compose d’une seule barre horizontale placée entre deux supports verticaux. Ce type de rampe convient aux escaliers privés et résidentiels ainsi qu’aux petites entreprises où le trafic piétonnier est limité.

Le deuxième type est la rampe en forme de U, aussi connue sous le nom de garde-corps en U. Elle se compose de trois parties : une partie verticale reliant les marches à la plate-forme supérieure, une partie horizontale située au niveau du sol et une autre verticale reliant la plate-forme supérieure au plafond ou au mur adjacent. Cette configuration empêche les personnes de tomber des côtés des escaliers.

Le troisième type est la rampe d’appui courbée qui s’adapte parfaitement aux escaliers courbes ou hélicoïdaux. Celle-ci peut être personnalisée selon le style architectural du bâtiment dans lequel elle sera installée pour créer un effet esthétique harmonieux avec l’environnement.

Le quatrième type correspond aux rampes conçues pour répondre aux normes réglementaires, comme celles imposées par l’accessibilité des lieux publics pour les personnes handicapées ou encore celles préconisées par les assurances incendie afin de garantir l’évacuation rapide lorsque cela s’avère nécessaire.

Nous avons également les rampes décoratives utilisées principalement dans les grands édifices historiques tels que nos châteaux et palais royaux, mais aussi dans certains hôtels haut-de-gamme. Ces rampes sont souvent fabriquées avec des métaux précieux et ornées de gravures ou de sculptures.

On peut constater que la rampe d’appui a évolué au fil du temps, passant d’un simple élément pratique à une composante esthétique incontournable dans nos bâtiments modernisés. Les designers contemporains conçoivent désormais les rampes en fonction de l’esthétique globale du projet architectural pour un ensemble harmonieux où le souci de la sécurité ne s’oppose pas à celui de l’esthétisme.

L’importance de la rampe dans l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite

Au-delà de son rôle esthétique et pratique, la rampe d’appui joue aussi un rôle crucial dans l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Effectivement, elle permet de faciliter leur déplacement en offrant une aide précieuse lorsqu’ils doivent monter ou descendre des marches.

La législation française impose que tout bâtiment public soit accessible aux personnes handicapées. Cela implique donc la mise en place de rampes sur certains espaces tels que les trottoirs, les escaliers et même dans certains sous-sols pour accueillir toutes les catégories d’individus y compris celles avec une mobilité réduite.

C’est pourquoi il faut penser à l’aménagement des rampes pour tous types d’utilisateurs afin qu’ils puissent se déplacer sans limites aux différentes étages du bâtiment ou sur le territoire extérieur de manière autonome et sécuritaire. De plus, on voit souvent des rampes installées selon ce principe dans des lieux privés comme les maisons individuelles.

Les normes réglementaires ont été mises en place pour garantir cette accessibilité là où elle peut être facilement réalisée : il s’agit notamment de dimensions spécifiques (souvent sous forme de ratios) mais aussi de règles techniques concernant la solidité ainsi que le revêtement prévu par ces structures. Les équipements facilitent grandement l’accès au quotidien pour toutes sorties publiques et privées et ne doivent pas être pensés comme un luxe mais comme un moyen de faciliter la vie quotidienne et l’autonomie des personnes à mobilité réduite.

La rampe d’appui est bien plus qu’un simple accessoire dans nos bâtiments. Elle permet non seulement de garantir la sécurité des usagers mais aussi de rendre accessible les lieux publics pour tous. Il faut être attentif lors de tout projet immobilier ou d’aménagement urbain afin que chacun puisse se déplacer librement et sans entrave.

Les règles de sécurité à respecter lors de la construction de rampes

Au-delà de leur fonctionnalité, les rampes doivent aussi respecter certaines règles de sécurité lors de leur conception et de leur installation. Effectivement, vous, en tant qu’utilisateurs, devez les utiliser en toute sécurité.

La première règle concerne la hauteur des marches. Pour une rampe accessible aux personnes à mobilité réduite, la hauteur ne doit pas dépasser 17 cm entre chaque marche afin qu’elles puissent être franchies facilement par les utilisateurs en fauteuil roulant ou avec une canne.

La pente maximale autorisée pour une rampe est d’environ 5 % afin d’assurer un accès facile et sécurisé aux personnes à mobilité réduite. Les rampes doivent être construites plus largement qu’un escalier classique : au moins 1 mètre de largeur est requis pour permettre le croisement sans difficulté entre les usagers.

La solidité des matériaux utilisés durant l’aménagement d’une rampe doit aussi être prise en compte car cela revêt un caractère primordial dans sa résistance face aux intempéries ainsi qu’aux différentes sollicitations découlant du passage régulier et continu dessus, notamment s’il s’agit d’un bâtiment public très fréquenté comme un centre commercial ou encore un aéroport. Par conséquent, vous devez choisir avec attention tous les composants qui vont participer à la construction tels que le fer forgé ou même l’aluminium car ils apporteront solidité mais surtout longévité à l’installation.

Pour finir, vous devez porter une attention particulière au revêtement de la rampe. Celui-ci doit être sélectionné avec soin afin d’éviter tout risque de glissade ou d’accident. Il existe différentes options pour les revêtements tels que le bois, le ciment, le carrelage et même certains types de plastique antidérapants. Des bandages caoutchouc antidérapants peuvent aussi être installés sur les rampes favorisant ainsi l’accroche des chaussures lorsqu’il y a présence d’eau ou sur sol gelé notamment en hiver.

Respecter ces règles permettra non seulement aux usagers à mobilité réduite mais aussi aux piétons sans aucune difficulté physique un accès facile et sécurisé aux différents espaces publics.

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